sexy maths

Avant toute chose, contextualisons. Pour ce faire, nous n’allons pas nous jeter à corps perdu dans les innombrables justifications de l’importance de la seconde main mais simplement laisser « parler » quelques chiffres :

 140 milliards

de vêtements sont produits par an

7,7 milliards

d'habitants sur Terre

2,6 tonnes

de vêtements jetés ou brûlés chaque seconde


La majorité des vêtements produits n’est pas ou plus portée : que faire donc de ces pièces ? Ne vous méprenez pas, nous ne cherchons pas de solution pour faire perdurer le système existant, nous sommes bien d’accord que changer les modes et les conditions de production de l’industrie textile sont une nécessité mais ceci est un autre sujet.

revaloriser l’existant

Commençons par le commencement : qu’est-ce qu’on appelle seconde main ? Il s’agit de pièces ayant appartenues à d'autres mains. En d’autres termes, des pièces possédées par quelqu’un d’autre. Plus portées, abandonnées dans un coin du placard ou jetées, nous nous focalisons sur ces vêtements pour leur donner une seconde histoire et les remettre dans le circuit.   

d’où viennent nos pièces ?

On écume la France et l’Europe, dans des endroits que vous préféreriez ne jamais voir à la recherche de nouvelles pépites. Nous travaillons principalement avec 3 types d’acteurs :
  1. des opérateurs de collecte et de tri : il s’agit d'organismes collectant les vêtements déposés dans de charmantes bornes jamais bondées ou, provenant d’associations incapable de traiter la masse de dons. On part avec nos pelles et nos pioches dans leurs entrepôts de tri pour chiner et sélectionner des vêtements . On en profite pour éluder immédiatement un point : nous achetons tous les vêtements que nous vendons. Ceux-ci sont donnés mais le travail de collecte, de tri, de recyclage a un coût.
  2. des salles des ventes : ici ce sont les lieux où nous trouvons des tueries de maroquineries, des tailleurs façon YSL  à porter sans rien dessous - le tout toujours authentifié.
  3. des particuliers: c'est un service qui est pour le moment limité aux parisiennes à placards indéçemment débordants. Nous enfilons notre tenue de Marie Kondo et nous vidons les placards. Les pièces répondant à nos critères de style et de qualité sont intégrés à notre sélection tandis que les autres vêtements (de bonne confection bien évidemment) sont données à notre asso de coeur Un Petit Bagage d'Amour.


et ensuite ?

Nous chinons et sélectionnons les pièces en fonction de critères de qualité, de style et de détails (ceux qui tuent). Les pièces sont ensuite lavées, détachées, astiquées et reprisées si besoin par les doigts de fées de nos couturières.

Bien sûr, quelques traces d’un amour passé peuvent néanmoins subsister mais comme on dit, la deuxième fois, c'est souvent mieux quand même.